Édition 2021

La ville en 2100

Ce thème invitait à repenser nos modes de vie et nos espaces urbains. Quel visage pour la ville durable et agréable à vivre de demain? Quel liens aux territoires et aux espaces ruraux? Les participants étaient invités à produire un récit montrant en arrière-plan une vision à la fois crédible et originale des villes en 2100.

Le jury a été attentif à l'histoire, à la qualité de l'intrigue et de la mise en œuvre formelle; mais aussi et surtout au caractère réaliste de la ville dans laquelle les gens vivent.

Membres du jury

Anne F. Garréta

Anne F. Garréta est romancière et professeure de littérature aux universités de Duke (Etats-Unis) et Rennes 2 (France). Elle a publié sept romans, dont Pas un jour qui a été récompensé en 2002 par le Prix Médicis. Elle est membre de lOuLiPo, et jurée du Prix Médicis.

Antoine Buéno

Antoine Buéno est écrivain et conseiller au Sénat en charge du suivi des travaux de la commission du développement durable et de la délégation à la prospective. Il est aussi spécialiste de l'utopie et de la science-fiction qu'il a enseignées à Sciences Po. Il est auteur de romans d'anticipation et d'essais sur des sujets aussi variés que la sociologie des schtroumpfs, les vertus de l'abstention ou le contrôle des naissances. Son dernier ouvrage, Futur, notre avenir de A à Z (éd. Flammarion), a été présenté dans les médias comme le livre de prospective incontournable.

Benoît Peeters

Benoît Peeters est né en 1956. Il a publié une cinquantaine douvrages, traduits en de nombreuses langues. Essayiste, biographe de Hergé, Jacques Derrida et Paul Valéry, il est aussi le scénariste de la célèbre série de bande dessinée Les Cités obscures (éd. Casterman) en collaboration avec François Schuiten.

Célia Blauel

Célia Blauel est adjointe à la Maire de Paris depuis 2014. Après un mandat durant lequel elle était chargée des dossiers concernant la Transition écologique, le Climat et lEau, Célia Blauel est depuis les élections municipales de juin 2020, chargée de la Seine, de la Prospective Paris 2030 et de la Résilience.

Image of © Joséphine Brueder / Ville de Paris
Cristian Jimenez

Cristián Jiménez est né à Valdivia (Chili) en 1975. Avant de devenir cinéaste, il a écrit des nouvelles et étudié la sociologie et la philosophie à Santiago, Heidelberg et Londres. Ses films ont fait partie de la sélection officielle de festivals comme Cannes, San Sebastián, Sundance et Toronto, entre autres. Il a également réalisé des vidéos musicales pour des artistes comme Mika et Indochine. Il dirige le département de création audiovisuelle de l'Universidad Austral (Chili).

Erik F. Øverland

Erik F. Øverland est le président de la World Futures Studies Federation, WFSF et le co-rédacteur en chef et co-fondateur du European Journal of Futures Research, EJFR. Il occupe un poste de chercheur invité à temps partiel à la Freie Universität de Berlin et est conseiller politique principal auprès du ministre norvégien de l'Education et de la Recherche. Il a représenté la Norvège en tant que délégué officiel auprès de plusieurs groupes de travail et comités de l'UE et du Conseil de l'Europe. Il a également réalisé des études prospectives pour des agences et des entreprises commerciales en Norvège et à l'étranger. Le Dr Øverland a publié plusieurs livres et articles scientifiques sur les études prospectives, tels que CARPE FUTURUM. How to manage the future, (éd. Cappelen 2010).

Marie-Christine Lemardeley

Marie Christine Lemardeley est adjointe à la Maire de Paris, chargée de lenseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante, depuis son élection au conseil de Paris en 2014 puis en 2020. Elle est professeure émérite de littérature américaine, spécialiste notamment de John Steinbeck. Elle a également été présidente de l'Université Sorbonne-Nouvelle - Paris 3 entre 2008 et 2014. Elle est Chevalier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'ordre des Palmes académiques et Officier de lordre national du mérite.

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Sophie Tran

Sophie Tran est directrice adjointe de lUnité Cinéma chez ARTE France. Diplômée de lEcole des hautes études en sciences de l'information et de la communication (CELSA), elle travaillait auparavant à France Télévisions, où elle a été conseillère de programmes cinéma et directrice adjointe des acquisitions de programmes pour le cinéma et la fiction étrangère.

Lauréats

En attendant Cléo GRAND PRIX Scénario ou nouvelle

Auteur
CASES Anne-Laure
Description

La nouvelle En attendant Cléo nous plonge dans la journée du 21 mai 2105, dans un Paris vidé de ses voitures, de sa pollution, de son bruit incessant. Il y fait très chaud certes, mais il y fait bon vivre. Fermes verticales, forets d’altitude en haut des immeubles, lacs artificiels de récupération des eaux usées y côtoient nouvelles technologies, drones et moyens de transports à très grande vitesse. Au fil des heures, nous suivons Auguste, nous découvrons son quotidien, sa vie. Auguste attend Cléo. Le rejoindra-t-elle ou préférera-t-elle s’évader vers de nouveaux horizons?

En attendant Cléo, dont le titre n’est pas sans rappeler le Godot de Beckett, nous livre un récit universel sur le sentiment amoureux et l’attente, et nous donne à réfléchir sur ce qui fait le bonheur... lequel n’est pas toujours à rechercher ailleurs.

Le texte nous présente un monde futur, mais il ne nous le décrit pas de manière trop laborieuse, trop détaillée. Il nous le fait sentir, palper, deviner à travers les actions des personnages, surtout du personnage principal. Et la deuxième qualité c’est d’avoir introduit une forme de mélancolie à l’intérieur de ce futur positif et heureux. D’avoir dit qu’au fond même si le monde change, même si les intentions sociales, politiques, changent, même si les grandes difficultés climatiques ou autre que l’on rencontre aujourd’hui sont vaincues, les sentiments humains eux ne changeront pas tant que ça. Et que l’attente amoureuse, la crainte, une forme de nostalgie ou de mélancolie seront toujours là. Et je pense que c’est cela qui donne à cette nouvelle son prix, c’est qu’elle nous fait véritablement entrer dans un futur auquel nous croyons, parce qu’il reste un futur humain, un futur où tout n’est pas rose. Car nous savons bien, quelles que soient les innovations qu’on peut introduire, la pire des utopies serait celle du bonheur obligé pour toutes et pour tous. Car ce serait l’extinction de ces sentiments, de ces rêveries, de ces fantasmes, qui font le prix de nos vies.  Benoît Peeters
Le style d'écriture d'En attendant Cléo est très agréable et très direct. Nous n'avons pas vraiment beaucoup d'informations sur cette relation, juste que c'est un homme qui attend et désire clairement retrouver cette femme. Mais ce que je trouve vraiment intéressant, c'est le fait que le monde, la ville, la planète où se déroule l'histoire sont peut-être très différents de ce que nous vivons aujourd'hui, mais malgré tous ces changements, nous nous intéressons beaucoup à ce qui se passe là. Et même si ce qu’il vit n'est pas si dramatique, nous nous identifions vraiment à cet homme. Et cela nous montre que, d'une manière ou d'une autre, même si les choses peuvent changer et que la vie quotidienne peut être différente, il y a toujours quelque chose qui nous relie aux personnes qui vivront dans ce nouveau monde dans le futur.  Cristian Jiménez
En attendant Cléo est une histoire simple mais pourtant très touchante. C'est l'histoire d'un homme qui attend la femme qu'il aime. Ce n'est pas une histoire nouvelle, nous avons déjà entendu cette histoire auparavant, mais cela la rend très éternelle et universelle, et c'est très touchant pour tout le monde je pense. L'histoire décrit également un avenir positif, qui se déroule à Paris en 2105. Et ce qui le rend positif, c'est que même si nous semblons nous être adaptés au changement climatique grâce aux nouvelles technologies et aux divers bouleversements sociaux, et même si nous avons aussi la possibilité de migrer, de fuir, d'explorer une nouvelle terre, il est aussi possible dans l'histoire que nous souhaitions rester. Et au final, c'est une histoire qui parle de ce qui devrait être changé à l'avenir, mais aussi de ce qui restera en tant qu'humanité.  Sophie Tran
Vivaldi 2100 Coup de coeur des organisateurs Bande dessinée/Roman graphique

© Camille Larminay & Orane Le Saout
Auteurs
LARMINAY Camille , LE SAOUT Orane
Description

En 2100, pour lutter contre la raréfaction des ressources et les conséquences dramatiques du changement climatique, les villes, devenues des pôles d’innovation de pointe, ont créé des programmes d’échanges compatibles avec la limitation drastique du transport international pour favoriser la circulation des connaissances, et engager davantage les habitants dans le processus de résilience climatique.

Nous suivons donc Ren, habitante de Shenzen fraichement débarquée à Lyon, qui entretient tout au long de l’histoire une correspondance avec Achille, lyonnais d’origine, lui-même expatrié à Shenzen. Au fil des planches, nous découvrons le quotidien et l’implication citoyenne de Ren dans un Lyon dont le climat équivaut à celui d’Alger aujourd’hui, et découvrons les nouveaux services municipaux, les nouvelles avancées sociétales, et même éthiques au service de la cohésion sociale et du bien-être de tous.

Vivaldi 2100 nous montre un échange entre deux chercheurs, une chercheuse chinoise et un chercheur Lyonnais. Elle montre de manière assez réaliste et très bien documentée la manière dont pourraient se gérer au niveau local les grands changements climatiques, et les différences qu’il peut y avoir entre un mode de vie très technologique, et un mode de vie, on va dire, plus soutenable et basée sur l’économie locale, et surtout sur des changements de politique locale et de démocratie locale. J’ai trouvé que c’était très bien fait et assez réaliste et ça m’a donné à réfléchir sur ce que ça allait être de vivre avec très peu d’émissions de carbone, c’est-à-dire en se tenant aux objectifs qu’on s’est fixés. C’est intéressant, ça ne va pas être simple. C’est faisable, c’est sympa, et ça sous-entend beaucoup de différences dans la vie quotidienne, au niveau de la gestion locale et de la politique, par rapport à ce qu’on fait actuellement.  Saadi Lahlou
Vivaldi 2100 nous fait vivre 4 saisons dans une ville de Lyon très largement végétalisée, dans laquelle l’entraide collective a permis de s’adapter au mieux aux bouleversements climatiques. La BD montre aussi l’interdépendance des populations dans le monde et comment les villes, prenant le relais des États, collaborent et partagent leurs expériences. Cette jolie BD a retenu notre attention car elle propose une vision réaliste et crédible d’un futur dans lequel tout n’est certes pas rose, mais où les efforts et la responsabilité de tous permettent une vie meilleure, plus sobre, mais aussi plus solidaire. Nous avons particulièrement apprécié le fait que cette œuvre s’appuie sur des travaux de prospective et soit le produit d’un travail collectif.  Jean-Eric Aubert
After Utopia Bande dessinée/Roman graphique

© Sophie Z SHAO & GM KUHN
Auteurs
KUHN GM, SHAO Sophie Z.
Description

Cette bande dessinée dépeint une ville du futur appelée Agropolis. On suit l'histoire de la ferme de la Vieille Carrière et la vie de certains membres de sa communauté, en explorant comment les transports, les droits du travail, l'aide sociale, etc. fonctionnent dans cette société "post-utopique". L'histoire est racontée par une abeille à longues cornes qui vit également à la ferme. Cette abeille solitaire incarne ce que signifie être un "bon ancêtre" : sa courte vie est consacrée à prendre soin des générations futures.

A la lecture d'After utopia. An Agropolis for Future Ancestors, certaines choses ont frappé mon esprit. La première est le concept de "post-utopie". La première fois que j'ai lu cette histoire, qui contient beaucoup de dessins superbes, je n'étais pas sûr d'aimer ce terme. Puis je l'ai relue, et je dois dire que je l'ai vraiment apprécié. Parce que le terme "post-utopie" est une critique de ce que je suppose être le genre d'utopistes non réfléchis ou naïfs, qui veulent sauver le monde et veulent faire de bonnes choses, les meilleures choses qu'ils puissent imaginer, mais le résultat de cela n'est pas toujours très prometteur. Et c'est pourquoi l'auteur a créé le terme "post-utopisme" et j'aime cette façon de faire.Et le narrateur, le sujet de l'histoire, l'abeille, est intéressant. Parce qu'elle est le symbole d'un défi environnemental très intéressant de notre époque.  Erik Overland
La première chose à laquelle nous avons été sensible, c’est le charme des dessins, la qualité de la mise en couleur, qui donne une atmosphère très nuancée, très contrastée, loin des chromos. Et puis la deuxième chose qui nous a frappés et séduits c’est le thème. Aborder l’histoire du point de vue d’une abeille. Alors c’est d’abord un signe très positif en soi, puisque ça veut dire que dans ce monde futur, dans quelques décennies, les abeilles, dont on sait à quel point elles comptent et combien elles sont menacées, les abeilles sont toujours là. Et cette abeille qui vient de naître et qui sait que sa vie sera courte nous raconte à sa façon l’histoire d’un monde de demain qui est un monde d’après les utopies. Très longtemps on a cru que les utopies étaient une chose vraiment positive, c’est-à-dire que l’utopie c’était rêver demain. Mais ce que nous montre cette histoire c’est que l’utopie peut être étouffante, écrasante, et que peut-être le monde que nous subissons aujourd’hui et dont nous voyons les ravages et les dégâts sociaux, économiques, écologiques, a été guidé par une utopie. Par exemple, celle du productivisme. Et que la réussite d’un monde de demain c’est peut-être de se libérer de cette obligation de l’utopie, de cette obligation un peu totalisante voire totalitaire de l’utopie, pour essayer simplement de restaurer les choses. Et cette abeille se présente elle-même comme une « future ancêtre », ce qui en soi est un très joli mot.  Benoît Peeters
Canopée Scénario ou nouvelle

Auteur
BUIGUES Jean-Robert
Description

Canopée est l’histoire d’un entretien d’embauche peu banal entre la recruteuse municipale Cléa et le candidat Léo, prétexte pour faire découvrir au lecteur le Paris futuriste de 2100. Tout a changé à Paris, on y circule en calèche, en hoverboards, en barques, l’eau a remplacé la plupart des voies, les conditions de travail sont respectueuses des salariés, la flore et la faune s’épanouissent désormais dans la « Grande Foret », qui jouxte la capitale et dont l’objectif est à terme de s’étendre si loin qu’elle fusionnera avec la forêt allemande. Au terme de cette journée, alors qu’on laisse Léo convaincu de quitter son travail à Agen pour Paris, on rejoint la réalité douce-amère de Cléa, rendue plus supportable par les innovations en matière d’intelligence artificielle.

On nous montre un Paris qui est devenu une sorte de petite Venise, dans lequel les champs Elysées sont devenus un fleuve. Et ça donne envie de s’y promener, on a envie d’être projeté dans ce Paris futuriste.  Antoine Buéno
Le Troisième Œil Scénario ou nouvelle

Auteur
BRUNEL Catherine
Description

La nouvelle se déroule dans un quartier de Paris métamorphosé suite à des catastrophes majeures intervenues au cours du XXIe siècle. Le récit donne à voir comment la société s'organise autour de projets d'habitats désirables et soutenables.

L'intrigue s'articule autour de l'intégration de nouveaux habitants, les Huang, au sein d’une résidence communautaire dans laquelle les services entre personnes structurent harmonieusement la vie quotidienne. L'arrivée de ces nouveaux résidents, rescapés de l’effondrement de leur immeuble en Mongolie, qu’ils ont pu quitter grâce au Migration and Solidarity Programme, perturbe l'organisation bien huilée d'un quartier "modèle" en termes de cohésion sociale et de qualité environnementale.

Mais pourquoi ne rencontre-t-on jamais Quinn, l'enfant des Huang ? Quelles leçons pourra-t-on tirer de la résolution de l'énigme ?

D’un bout à l’autre de l’histoire, on sent que quelque chose manque et on sent que quelque chose nous est caché, et ça, ça retient l’attention. C’est-à-dire qu’il y a une tension narrative. C’est ce qu’on cherche dans une nouvelle.  Antoine Buéno
Papillon perdu Scénario ou nouvelle

Auteur
PERLMUTTER Franck
Description

Dans Papillon perdu, nous suivons la journée de Naomi, une scientifique très engagée pour la cohabitation harmonieuse des humains et des autres espèces. Une journée banale en apparence, du réveil matin au défilement classique des heures d’une journée de travail où Naomi croise notamment Jame, un collaborateur malicieux qui lui réserve une surprise de taille qui sera dévoilée au lecteur au terme de l’histoire.
Sans confiner à la pure science-fiction, cette nouvelle est riche de 1 000 petits détails d’un quotidien futuriste où l’intelligence artificielle ainsi que les nouvelles technologies sont présentes à chaque instant, et où les progrès et les innovations semblent avoir cessé d’abimer l’environnement, et permettent de retrouver une biodiversité qu’on aurait pu croire perdue.

Dans cette œuvre c’est la chute qui m’a intéressé, parce qu’il se passe quelque chose à la fin, et c’est un peu une surprise pour le lecteur. Ca c’est une qualité qu’on aime trouver dans une nouvelle.  Antoine Buéno
L'histoire est certainement l'une des meilleures que j'ai eu à lire. Depuis de nombreuses années, nous cherchons des histoires de transition, mais la plupart du temps, elles sont plutôt technocratiques et nous montrent un monde. Et cette histoire nous montre d'abord un personnage, quelqu'un que nous voulons vraiment connaître, vous voulez savoir ce qui va arriver à cette personne, à cette femme, et la suivre. Donc, pour une fois, le personnage est l'objet principal, mais en même temps, on nous donne tout le paysage de la transition, en parlant du changement climatique et de toutes les implications qu'il a et aura sur nos vies. C'est intéressant, car on vit directement dans le monde parce qu'on croit au personnage. Une autre chose que j'ai vraiment aimée, c'est que l’histoire pose beaucoup de questions. Parce que dans ce futur, qui est le cadre dans lequel se trouve le personnage, il y a les aspects positifs mais aussi les aspects complexes, comme la question de l'IA, qui semble être un moyen d’être mieux dans le futur, mais qui pose aussi beaucoup de questions sur la façon dont nous allons vivre. Et à la fin, j'ai adoré l'idée qu'en plus de la question du climat, l’histoire se concentre sur la biodiversité, qui n'est pas tellement abordée en ce moment, mais c'est une question importante que nous devons prendre en compte. Donc vraiment le personnage, le contexte de transition, la biodiversité et les questions complexes, ce sont tous les éléments que j'ai vraiment aimés dans cette histoire, et évidemment elle nous emmène dans une vision vraiment positive du futur et j'espère vraiment que nous pourrons vivre dans ce futur tous ensemble.  Célia Blauel
The Reconciliation of Knoll Scénario ou nouvelle

Auteur
MERKLE Julien
Description

Cette nouvelle explore, à travers les yeux de quatre personnages, une vision du XXIIe siècle dans laquelle l'innovation sociétale occupe une place centrale. Si les énergies propres, l'agriculture urbaine et les transports publics performants constituent la toile de fond de la ville, ses innovations les plus importantes concernent les institutions sociales.

Basée sur une gouvernance décentralisée et des infrastructures appartenant à la communauté, la politique de la ville est orientée vers l'autonomisation des citoyens pour améliorer leurs conditions de vie locales, tout en favorisant un fort sentiment de confiance mutuelle. Ces réseaux participatifs nous permettent d'envisager la ville comme un écosystème évolutif.

Lorsque j'ai lu pour la première fois la nouvelle La réconciliation de Knoll, je me suis demandé si je devais la lire à travers mon regard de prospectiviste ou à travers mon regard d'évaluateur littéraire. Et j'ai choisi la première option, car je suis finalement un prospectiviste. Ce que j'ai vu dans cette nouvelle, ce sont des réflexions vraiment intéressantes, pas nécessairement sur un futur débat sur le rôle de la technologie dans le développement social et le rôle des innovations sociales, mais c'est aussi une sorte de critique d'une approche "techno-optimiste", présente chez beaucoup de gens aujourd'hui.  Erik Overland

Ce thème invitait à repenser nos modes de vie et nos espaces urbains. Quel visage pour la ville durable et agréable à vivre de demain? Quel liens aux territoires et aux espaces ruraux? Les participants étaient invités à produire un récit montrant en arrière-plan une vision à la fois crédible et originale des villes en 2100.

Le jury a été attentif à l'histoire, à la qualité de l'intrigue et de la mise en œuvre formelle; mais aussi et surtout au caractère réaliste de la ville dans laquelle les gens vivent.

Revoir la cérémonie de remise des prix